30 Jul 2017

Nuits de la guitare de Patrimonio !


Les 28émes Nuits de la guitare de Patrimonio !

J’avais beaucoup entendu parler des Nuits de la Guitare de Patrimonio par le passé mais n’avais jamais eu la chance de m’y rendre. Ce fût chose faite en ce mois de juillet 2017. Il faut dire que ce « petit » festival fête sa 28ème édition puisqu’il fut créé en 1990. On y a vu des artistes et groupes illustres tels : Deep Purple, Iggy Pop, Simple Minds, Toto, Status Quo, Return To Forever, Jeff Beck, Buddy Guy, Johnny Winter… J’en passe et des meilleurs ! Le festival se déroule sur une grosse semaine et a lieu dans un cadre enchanteur, un théâtre de verdure situé en plein cœur de Patrimonio, non loin du Cap Corse.

Cette année la programmation était sans doute un peu moins « Star » que d’habitude mais on y attendait néanmoins Renaud, Trust fraîchement reformé, -M-, Keziah Jones, Joanne Shaw Taylor et bien d’autres. Ayant choisi un hébergement à Cervione, à 60 km de Patrimonio mais néanmoins à près d‘une heure et demie car les routes corses serpentent beaucoup, je n’ai pas pu voir les 8 soirées mais je vais pourtant vous parler de mes coups de cœur du festival…

Sans doute le concert le plus rempli de cette édition 2017 et celui qui m’a le plus bluffé : Lamomali de –M- !   J’avais vu –M- plusieurs fois à ses débuts à la fin des années 90 notamment lors d’un concert mémorable au Printemps de Bourges et j’en avais gardé un excellent souvenir… J’avais donc hâte de découvrir ce nouveau spectacle très « musique africaine » ! La mauvaise nouvelle c’est que 2 des principaux acteurs de cette aventure malienne sont absents à Patrimonio : Fatoumata Diawara et sa voix magique et Toumani Diabaté et sa cora. Ça commence mal mais heureusement le fils de Toumani, Sidiki prend le relais et de fort belle manière à la cora. Matthieu Chédid nous rassure en nous disant que le Show sera adapté à ces contingences et que nous aurons droit à un moment spécial ! Effectivement le bougre ne nous aura pas menti puisque le Show s’avérera phénoménal alternant morceaux de Lamomali qui passent très bien l’épreuve de la scène et classiques de Matthieu comme « Qui De Nous Deux », « Machistador » ou « Je Dis Aime ». Il y aura aussi la reprise inattendue, décalée et fort réussie du « Sauver L’amour » de Daniel Balavoine sans compter la venue surprise de son « ami d’enfance » Thomas Dutronc pour des duos guitaristiques d’excellente facture. Le son est dantesque, les lumières féériques… Les artistes se donnent à fond,  ça bouge dans tous les sens, ça vire gigantesque boîte de nuit parfois grâce au DJ ! Bref un spectacle incroyable qui restera sans aucun doute dans la mémoire de mon fils de 9 ans venu avec moi ce soir-là et LE grand moment ce ces Nuits de la Guitare 2017.

Le surlendemain je me devais de retourner voir la grande Joanne Shaw Taylor et son Blues incandescent que j’avais découverts il y a 3 ans au New Morning pour la tournée « The Dirty Truth ». Entre temps la belle Blueswoman a sorti un album beaucoup plus Rock « Wild » qui porte bien son nom. En formule quartet avec un batteur, un bassiste et un clavier/guitare rythmique, notre Britannique préférée a su convaincre le public malheureusement un peu dispersé pour cause de météo capricieuse à coups de soli de guitare et de compos soigneusement choisies. Je ne pourrai en dire autant de Rival Sons que je trouve toujours plus ennuyeux à chaque fois que je les vois. Ce pseudo Classic Rock teinté 70’s à l’instar de Blues Pills ou The Treatment n’est décidément pas ma tasse de thé !

Bon et les autres concerts me direz-vous… En fait je comptais me rendre à celui de Trust mais leur pitoyable prestation au Hellfest m’a laissé un tel goût amer dans la bouche que je me suis abstenu ! Quant à Renaud je comptais aussi y aller avec mon fils mais au dernier moment je me suis dit que je préférais rester sur l’image de ses concerts des années 80 ou 90 que j’avais tant appréciés plutôt que de le voir diminué et à bout de force comme sur les images de ses récentes prestations. Il paraît que la soirée Keziah Jones et Laurence Jones fut très réussie, j’aurais peut-être dû braver les routes Corses pour celle là…

Je ne peux en tous cas que chaleureusement recommander ce festival Corse si vous passez par là courant juillet. L’accueil y est fort sympathique, le cadre enchanteur je le répète, les organisateurs arrivent à y faire passer des vraies pointures et tout cela est mis en place avec beaucoup de soin et de passion.

Longue vie aux Nuits de la Guitare
Live Report d’Olivier Carle
Merci à Sylvie Durand.

 




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