Guitare En Scène du 13 au 17 juillet 2022 !
Live Report & images par : Olivier Carle


Quand j’ai découvert l’affiche du festival Guitare En Scène 2022, je me suis dit qu’il serait intéressant d’aller faire un tour à Saint-Julien-en-Genevois en ce mois de juillet… D’autant que cette année la programmation s’étale sur 5 jours, ce qui justifie pleinement le déplacement à un peu plus de 500 km de la région parisienne ! Les concerts y ont lieu dans un stade, sur 2 scènes différentes : le grand chapiteau qui peut contenir 5000 personnes et la « petite » scène « Village » qui a l’avantage d’être en plein air mais qui s’est révélée redoutable pour les premiers groupes quotidiens qui se sont retrouvés en plein soleil à plus de 35°… L’ambiance du festival est plutôt sympathique dans ce cadre montagnard. Beaucoup de Suisses font le déplacement car Genève n’est pas loin. La programmation y oscille entre Metal, Blues, Classic Rock, Soul, Folk, etc. et tout le monde y trouve son compte !

Le mercredi, c’est The Prize qui ouvre les hostilités avec son Rock très marqué 70’s. On y retrouve la voix de Maggy qu’on a connue chez Ayreon ou Nightmare. Le trio qui l’accompagne est bien connu des amateurs de Jazz-Metal puisqu’il s’agit de Mörglbl à savoir Christophe Godin aux guitares, Ivan Rougny à la basse et Aurel Ouzoulias qu’on retrouve derrière les fûts également chez Satan Jokers. Ceux qui suivent mes chroniques savent que je ne prise guère les groupes « Canada Dry » qui pompent honteusement les pionniers des années 70 comme Blues Pills, The Treatment ou Wolvespirit… On va dire que The Prize échappe selon moi à cette catégorie car les compos sont plutôt bien ficelées mais il n’empêche qu’on finit vite par s’ennuyer car aucun morceau ne sort vraiment du lot et tout paraît bien linéaire sur la durée. A revoir quand le second album sortira en ce qui me concerne !

Beaucoup de fans sont maintenant sous le chapiteau pour retrouver Zakk Wylde et son Black Label Society. J’avoue qu’autant j’apprécie la prestation du guitariste au côté de Ozzy, autant sa carrière solo me laisse de marbre. Ce concert ne fera pas exception à la règle d’autant que le son est comme toujours beaucoup trop fort avec Zakk et les morceaux se suivent et se ressemblent. Pas ma came décidément !

Idem avec Airbourne qui suit sous le chapiteau. Le son n’est guère mieux. Joel O’Keeffe nous délivre sa pâle copie d’AC/DC et ses pitreries habituelles qui finiront par ne plus faire rire que lui notamment les sempiternelles canettes fracassées sur son crâne… Je ne retiendrai que l’hommage à Lemmy avec le morceau « It’s All For Rock ‘n’ Roll », seul moment un peu original et émouvant de ce concert bien terne.

Vous allez me dire que ça commence mal ce Guitare En Scène… Et non car le meilleur de la journée reste à venir. A commencer par les formidables et très prometteurs Last Train qui vont embraser la scène « Village ». Franchement je n’avais rien vu d’aussi bon depuis Marquis de Sade, Dolly ou Kat Onoma sur la scène hexagonale. Le quatuor originaire d’Alsace réussit le pari de mixer énormément d’influences des 70’s et des 80’s pour produire un Rock totalement original et très novateur. A l’opposé des groupes « Canada Dry » dont je parlais précédemment, ils ont une véritable identité et des compos d’une richesse inouïe. Francis Zégut, notre Tonton national, a fait le déplacement pour les soutenir et les Alsaciens lui rendent un hommage appuyé. De « How Did We Get There » à « The Big Picture » en passant par « Fire » et « On Our Knees », Last Train donne un Show d’une intensité rare qui passe à toute vitesse alors qu’on en voudrait bien une bonne heure de plus… Sans doute LA révélation du festival pour moi !

C’est maintenant l’heure de la Jam du festival sur la grande scène. Sont annoncés Marco Mendoza, Gus G., Dino Jelusick et Zakk Wylde mais ce dernier ne pourra pas être présent pour cause d’horaires d’avion. Du coup ce sont Maggy de The Prize et Joel d’Airbourne qui viendront rejoindre la fine équipe pour des reprises triées sur le volet comme « Highway To Hell », « Crazy Train », « Purple Haze », « Burn » ou encore un « Cold Sweat » d’anthologie ! Dino Jelusick, récemment arrivé chez Whitesnake pour « seconder » David Coverdale, chante comme un Dieu et jouera même successivement de la basse et de la batterie. Dino est venu avec son batteur et compatriote croate Mario Lepoglavec. Marco Mendoza est impérial à la basse comme toujours et il a amené avec lui son excellent guitariste Ivan Keller (qui joue également avec Dino au sein de Animal Drive). La Croatie est donc bien représentée sur scène ! Gus G., ex-guitariste d’Ozzy et membre de Firewind, est dans une forme olympique et délivre des soli toujours plus redoutables. Un moment incroyable et d’une intensité rare mais qui ne durera que 40 petites minutes puisque le festival ferme ses portes à 1h30 chaque soir…

Le jeudi était dédié au Blues et je m’en réjouissais d’avance. ça commence avec le One Rusty Band sur la scène « Village ». Le duo doit jouer en plein cagnard et j’ai mal pour eux… Composé de Léa aux claquettes, au Washboard et aux acrobaties et de Greg, l’homme-orchestre, au chant, à la batterie, aux guitares et à l’harmonica, ce binôme a réussi à se mettre le public présent dans la poche avec ses morceaux Blues issus de son premier album « Voodoo Queen » de 2019 et de ses Singles plus récents comme l’excellent « Cat Suicide Blues ». Léa assure le Show avec son jeu de claquettes délirant et ses pirouettes hallucinantes. On sent que ces deux-là ont fait leurs armes dans la rue et cela leur permet d’être très à l’aise sur la scène du festival… Et puis ils ont beaucoup d’humour, parfois très décalé, un régal pour les yeux et les oreilles ! A voir absolument…

On enchaîne avec Robert Cray sous le chapiteau. Je ne l’avais pas revu depuis les années 90 et j’ai trouvé qu’il n’avait pas changé, physiquement ou artistiquement. Il s’agit toujours d’un Blues plutôt Cool et très mélodique. On aimerait parfois que ça « s’énerve » un peu car sur la longueur on peut ressentir un peu de lassitude mais ça reste de la musique de grande qualité pour amateurs de Blues tranquille.

Le groupe qui s’empare de la scène maintenant est sans aucun doute le plus attendu de tout le festival. On ressent une grande fébrilité dans la foule venue nombreuse et surtout Backstage où la sécurité est sur les dents ! La raison de tout ça : la venue de Johnny Depp au côté de Jeff Beck… Les féministes sont maintenues à l’écart avec leurs banderoles revendicatrices quelque peu déplacées. Les jeunes filles sont venues en nombre avec leurs morceaux de carton estampillés « Johnny on t’aime » brandis à bout de bras pendant le concert. C’est d’abord Jeff qui s’empare de la scène avec sa fidèle bassiste Rhonda Smith, la sublime Anika Nilles à la batterie et Robert Adam Stevenson aux claviers. Mr Beck va nous délivrer un véritable Best Of de sa carrière pendant les 40 premières minutes à base de « Stratus », « Star Cycle » et autre « Cause We’ve Ended As Lovers ». Jeff est en grande forme guitaristique même s’il a l’air physiquement un peu fatigué à cause de la chaleur et des nombreuses dates de tournée sachant qu’il a près de 80 ans… La seconde moitié du Set sera consacrée au nouvel album avec Johnny Depp « Isolation ». Personnellement je n’ai rien contre cet acteur/chanteur que j’avais découvert sur scène avec les Hollywood Vampires au Hellfest et que j’avais trouvé plutôt convaincant, surtout au chant. Jeff et Johnny vont donc reprendre entre autres du Lennon (« Isolation »), du Hendrix (« Little Wing »), du Velvet Underground (« Venus In Furs ») et même du Killing Joke (« The Death & Resurrection Show ») dans des versions à la fois fidèles et sublimées par la guitare de Beck. Dommage que le concert n’ait pas duré le temps annoncé, on aurait aimé que Beth Hart vienne se joindre à eux pour quelques reprises Blues-Rock de derrière les fagots !

C’est maintenant le jeune Kingfish qui va délivrer son Blues-Rock énergique sur la scène « Village ». A à peine 23 ans et avec juste 2 albums sous le bras, Christone Ingram de son vrai nom va mettre le feu à Guitare En Scène avec son jeu de guitare percutant et son groupe de mercenaires du Blues triés sur le volet par son célèbre Label Alligator. De « She Calls Me Kingfish » à « Long Distance Woman » en passant par « Empty Promises » et « 662 » (qui donne son nom à son nouvel album) sans compter une fabuleuse reprise de « Hey Joe », le jeune Bluesman va montrer qu’il n’a rien à envier à ses aînés Buddy Guy, B.B. King ou son héros Muddy Waters… Une très agréable surprise pour clôturer cette seconde journée à Saint-Julien-en-Genevois assurément !

Le vendredi verra le retour du Hard-Rock en force avec Scorpions et Gotus mais aussi du Boogie-Rock avec George Thorogood et du Classic-Rock avec The Toad Elevating Moment. C’est justement avec ce groupe français que commence la journée sur la scène « Village », comme d’habitude sous un soleil de plomb. ça sonne beaucoup comme Red Beans & The Pepper Sauce selon moi sauf que là la voix est masculine ! Les compos issues de leur unique album « Nothing Is Real » et de leur dernier EP « The Night » sont plutôt bien troussées et originales, je ne les qualifierai donc pas eux de « Canada Dry » des 70’s. On passe un moment vraiment agréable avec TTEM et ce n’est pas un hasard si ce sont eux qui remporteront le Tremplin auprès du jury de GES le dernier jour…

Second concert de George Thorogood & The Destroyers pour moi en moins d’une semaine puisque je les ai vus au Bataclan le dimanche précédent. Ce sera d’ailleurs exactement le même Show à la virgule près ! Mais quand on fait des concerts de la qualité de ceux de George, on ne s’en lasse pas… J’ai une affection particulière pour cet artiste que j’avais découvert en 1ère partie des Stones à Auteuil en 1982, tout comme le J. Geils Band d’ailleurs, quel souvenir ! J’ai revu GT&TD en 2006 au Arrow Festival hollandais et au Trianon parisien en 2013 mais ces concerts-là ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Pour cette tournée européenne 2022, le groupe américain revient aux sources du Boogie-Rock avec des versions imparables du « Who Do You Love » de Bo Diddley, du « Shot Down » des Sonics, du revigorant « Night Time » des Strangeloves que le J. Geils Band avait également repris en son temps sur « Love Stinks »… Et puis on aura aussi droit au légendaire « One Bourbon, One Scotch, One Beer » qui reste le grand moment du concert sans oublier le très « Slidé » « Gear Jammer » et l’hymne « Get A Haircut » repris en chœur par les fans. Et pour finir les classiques « Bad To The Bone », « Tequila », « Move It On Over » et « Born To Be Bad »… En 1 heure et quart, Mr Thorogood a mis tout le monde d’accord à GES tout comme au Bataclan quelques jours plus tôt !

Autre groupe que j’ai vu il y a peu, en l’occurrence à Bercy le mois dernier, Scorpions ! Autant j’avais été un peu déçu à cette occasion à cause d’une impression d’abus de Slows, autant j’ai été totalement conquis par nos cousins germaniques à GES… Pourtant la Setlist était grosso modo la même mais j’ai trouvé le concert beaucoup plus fluide et bien équilibré. Bon évidemment je continue à émettre de fortes réserves sur les titres du dernier album comme « Rock Believer », « Gas In The Tank », « Peacemaker » et autre « Seventh Sun » qui ne tiennent pas la route comparés aux brûlots des années 80 que sont « Blackout », « The Zoo », « Big City Nights » ou « Rock You Like A Hurricane » ! Mais par contre les « Send Me An Angel », « Still Loving You », « Wind Of Change » passent comme une lettre à la poste. Le moment de gloire de Mathias (et de son Roadie) sur « Delicate Dance » est toujours aussi impressionnant et que dire de celui de Mikkey Dee sinon que des soli de batterie de ce niveau on en veut bien plus souvent ! Les Allemands sont déjà passés deux fois auparavant à GES, en 2015 et en 2017, et on sent qu’ils aiment beaucoup ce festival car ils communiquent abondamment avec le public qui leur fera un triomphe à tel point qu’ils mettront un temps fou à quitter la scène… Un des concerts les plus réussis du GES 2022, haut la main !

Mais la soirée n’est pas finie. Bernie Marsden n’ayant pu venir comme prévu à cette édition pour raisons de santé, ce sont les Suisses de Gotus qui le remplacent et c’est une excellente nouvelle qui me console un peu de l’absence du guitariste historique de Whitesnake. Composé de la section rythmique de Krokus : Tony Castell à la basse et Pat Aeby à la basse, de Alain Guy aux claviers (digne successeur de Don Airey !), Gotus est avant tout le nouveau projet de Mandy Meyer qu’on a connu avec Krokus mais aussi avec Gotthard ou Unisonic entre autres. Et puis à l’origine il y avait aussi Dino Jelusick au chant qu’on a vu 2 jours auparavant pour la Jam GES et qui reviendra à la fin du Set de Gotus pour un « Rockin’ In The Free World » d’anthologie. Le nouveau chanteur du groupe helvétique se trouve être, excusez du peu, le grand Ronnie Romero ! Pour l’avoir vu un mois auparavant un peu frustré et distant avec Michael Schenker au Hellfest, je peux dire sans hésiter qu’avec les Suisses, il s’éclate vraiment et se sent hyper à l’aise sur scène. On aura droit à une Setlist composée de beaucoup de Gotthard, un peu de Krokus et d’autres groupes ayant émaillé la prolifique carrière de Mandy qui est la véritable Star de Gotus. Même si beaucoup de monde a quitté l’enceinte du festival après Scorpions, ceux qui sont restés ont eu raison de le faire car on a assisté à un grand moment de Hard Rock avec ces musiciens exceptionnels…

La journée du samedi commence avec un groupe un peu atypique puisqu’il joue du New Funk mâtiné de Hip-Hop et de Soul, les Dudes Of Groove Society alias les D.O.G.S. ! Sympa comme entrée en matière même si la chaleur donne plus envie de chercher de l’ombre que de danser… Leur nouveau Single « Play The Music Loud » donne le ton et sonne terriblement comme un tube en puissance ! A revoir et à apprécier dans des conditions climatiques moins extrêmes…

Je n’ai jamais eu l’opportunité de voir Beth Hart et je comptais bien me rattraper à GES. La belle Américaine est en tournée pour promouvoir son album Tribute à Led Zeppelin sorti récemment mais aussi celui de 2019 « War In My Mind » dans lequel elle se met littéralement à nu. Du coup ce concert oscillera entre une ambiance nettement Rock et l’autre beaucoup plus intimiste. Je n’avais volontairement pas écouté le Tribute à LZ afin de le découvrir en Live. Elle n’en a joué que quelques extraits dont « Dancing Days/When The Levee Breaks » et « No Quarter/Babe I’m Gonna Leave You » mais j’ai été bluffé par la qualité de sa réinterprétation de ces classiques intemporels. On pourrait penser que les morceaux plus introspectifs et acoustiques passeraient difficilement sur la scène d’un festival et devant un public nombreux mais Beth Hart arrive à captiver l’auditoire pendant ces moments d’émotion intense. Ce sera particulièrement évident pendant le sublime « My California » dédié à son mari Scott qui viendra d’ailleurs lui montrer son soutien et son affection à la fin du morceau… Beth nous expliquera qu’elle est passée par des moments extrêmement difficiles ces dernières années et qu’elle a réellement voulu en finir et que Scott a toujours été là pour elle ! Magnifique prestation au final de cette chanteuse à fleur de peau et je n’hésiterai pas une seconde à retourner la voir…

La tête d’affiche du jour c’est Ben Harper accompagné de ses Innocent Criminals. Je l’avais vu maintes fois dans les années 90 et notamment pour la première fois au Printemps de Bourges en 1995 et je dois dire que je n’avais jamais été déçu. Près de 30 ans plus tard, Ben n’a pas beaucoup changé physiquement. Il est toujours affublé de son bonnet tendance Rasta et attaque avec un morceau Gospel chanté a cappella avec ses musiciens « Below Sea Level » avant de rentrer dans le vif du sujet avec « Jah Work » et « Burn One Down » qui évoquent irrésistiblement Bob Marley. La suite sera un Patchwork de sa carrière et nous fera voyager dans des univers Reggae donc mais aussi Rock, Soul, Folk et Blues… L’offre musicale de Ben Harper est très riche, il faut juste se laisser porter par sa voix et ses talentueux musiciens !

Tout le contraire de JJ Wilde qui clôture la journée sur la scène « Village » et dont je me demande encore ce qu’elle est venue faire là. De la soupe US sans saveur et sans intérêt que j’avais fuie à Bercy en 1ère partie de Scorpions et que je me suis empressé de fuir de nouveau ce samedi soir…

La vraie musique et les choses sérieuses reprennent en ce dimanche, dernier jour du festival, avec les excellents 58 Shots que j’avais découverts au Raismes Fest en 2015 et revus là-bas en 2019. Même si le groupe s’inspire beaucoup de AC/DC et des 70’s, les compos sont là encore à la hauteur et on prend un vrai plaisir à voir et à écouter les Belfortains. Ils nous jouent l’essentiel de leur premier et unique album « French Rock Revolution » sorti en 2019. Comme tous les jours, il fait très très chaud sur la scène extérieure mais le quartet se dépense sans compter à commencer par le guitariste-chanteur Arthur Dart qui fait tout pour se mettre le public dans la poche… Mon troisième concert de 58 Shots donc et une nouvelle fois conquis !

Si je n’avais dû venir que pour un seul groupe à Saint-Julien-en-Genevois, ce serait sans aucun doute Uriah Heep… Je vénère ce groupe depuis 50 ans et j’ai eu la chance de le voir plusieurs fois depuis le tout début des années 80. La formation actuelle est relativement stable depuis 1986 à savoir le guitariste fondateur Mick Box, le claviériste Phil Lanzon et le chanteur Bernie Shaw. La section rythmique a évolué depuis lors mais Russell et Dave font parfaitement le Job. Bernie a beaucoup grossi depuis la dernière fois que je l’ai vu avec le Heep à La Cigale en 2019 et je ne sais pas s’il y a là raison de s’inquiéter… En tout cas la voix est toujours là et l’ancien Grand Prix sait toujours aussi bien communiquer avec la foule venue nombreuse. Le Set sera malheureusement très court (1 heure et quart) et on ne pourra apprécier qu’une petite dizaine de titres dont « Grazed By Heaven » et « Take Away My Soul » du très réussi dernier album « Living The Dream », une petite perle pour les vieux fans comme moi « Too Scared To Run » extraite d’ « Abominog » et puis les incontournables que sont « Rainbow Demon » avec un solo fabuleux de Mick, « Gypsy » du tout premier album, le vintage « Look At Yourself », le très prog’ « July Morning », la ballade qui fait du bien « Lady In Black », le monumental « Sunrise » et l’hymne Heepien « Easy Livin’ ». On en aurait bien repris une petite heure mais bon ça fait toujours plaisir de revoir Mick Box et sa bande sur scène…

En ce dimanche je vais voir mon troisième concert de Deep Purple en moins d’un mois… Après le Hellfest et La Seine Musicale, la tournée d’adieu passe aussi par GES et je m’en réjouis d’avance car j’ai beaucoup aimé les précédents Shows. Simon McBride est toujours en remplacement de Steve Morse et je dois dire que je commence à m’habituer au style plus Blues-Rock et moins démonstratif de ce guitariste. La Setlist est quasiment la même que sur le reste de la tournée et on retrouve avec toujours autant de joie la quasi-intégralité de l’album de 1972 « Machine Head » : « Highway Star », « Pictures Of Home », « Lazy », le très attendu « Smoke On The Water », « Space Truckin’ » et le magnifique « When A Blind Man Cries » porté à bout de voix par un Gillan en grande forme. Sans compter le classique « Perfect Strangers » avec l’intro de Don Airey qui tourne néanmoins un peu en rond avec son « Alouette je te plumerai »… Toujours ce Medley sans intérêt en début de rappel mais heureusement suivi d’un « Hush » et d’un « Black Night » avec un magnifique solo de basse de Roger qui remettent les pendules à l’heure ! Content d’avoir pu profiter encore une fois de ces concerts d’adieu de Purple qui fait partie de mon panthéon du Rock depuis si longtemps…

Le festival se termine avec Laura Cox que j’aime aussi beaucoup et qui va mettre le feu à la scène « Village » avec son groupe. La Setlist est bien Rock et même si beaucoup de monde est parti après Purple, le public qui a bien fait de rester ressort très content de cette ultime décharge d’adrénaline…

Au final, bilan très positif de ces 5 jours de GES 2022. On attend avec impatience l’édition 2023, on peut faire confiance à Jacques Falda et à son équipe pour nous concocter une affiche au moins aussi belle que celle de cette année !

Merci à Géraldine et Thierry