
Elise & The Sugarsweets @ Dampierre-en-Yvelines, Les 17, le 25 avril 2026.
Live Report par : Olivier Carle
& images par : Tomi Carle
Tout comme Rozedale que j’ai découvert sur scène il y a quelques semaines, Elise & The Sugarsweets fait partie de ces quelques groupes hexagonaux dont j’ai souvent entendu parler et que je m’étais promis d’aller voir au plus vite… Ce fut donc chose faite au Bar-Lounge « Les 17 » à Dampierre-en-Yvelines en ce samedi d’avril. Je n’étais pas retourné dans cette salle depuis Blues Machine il y a 2 mois. Il faut dire qu’Alex, le gérant, ne programme des soirées musicales que toutes les 2 semaines mais ce sont indiscutablement des valeurs sûres. L’endroit est toujours aussi chaleureux et accueillant et affiche une nouvelle fois complet depuis plusieurs jours. C’est la seconde fois que le quintet se produit là-bas et il semble tout particulièrement apprécier son cadre.

A mon arrivée sur place, je retrouve Yulia Gubenko, la charmante vocaliste dont j’avais fait la connaissance lors d’un concert mémorable de Red Beans & Pepper Sauce au Stock en 2024. Elle me présente le guitariste Olivier Raymond et son compère le batteur Olivier « Bob » Ferrié, tous deux fondateurs du combo il y a une dizaine d’années.

Le Line-Up est complété par le discret mais efficace bassiste Sébastien Levanneur et le claviériste Bala Pradal qui se trouve être également un des fondateurs du Triton, salle où je compte bien aller prochainement voir les habitués du lieu que sont les membres de Magma…

Les 5 musiciens commencent leur Set à 20h45. Pas forcément facile de jouer devant un public assis et qui est en train de savourer les délicieuses planches proposées au menu mais Yulia sait comment se mettre l’assistance dans la poche. Elle n’hésitera d’ailleurs pas tout au long de la soirée à aller au plus près des spectateurs. Pour sa Setlist, le quintet va piocher dans son excellent dernier album « Horosho » (2022) mais aussi dans ses 2 opus précédents et va même nous proposer quelques nouveautés qui vont sortir en Single dans les semaines à venir. On commence en douceur avec « Rough Waters » et « Galaxy » suivis d’une très belle reprise de Vintage Trouble « Nobody Told Me ». On monte en puissance avec « In The Shadow Of Your Wings » qui ouvre « Horosho » et encore un peu plus avec « I’m Gonna Cramp Your Style », reprise de Junior Wells présente sur le premier EP de E&TS « When The Whistle Blows », du temps où Elise Heyte en était la chanteuse originelle. Elle l’était également sur le second opus « It Can’t Go Wrong » dont l’extrait « Thinking About The Good Time » déboule maintenant avec un très beau solo d’Olivier Raymond. L’ambiance se veut ensuite plus feutrée avec un sublime et langoureux « Stolen Sun » magnifié par la voix de Yulia.

Nouvelle reprise, de Muddy Magnolias cette fois, avec le très Soul et apprécié « It Ain’t Easy ». Retour au Blues Rock avec « I’m On Fire » qui voit l’orgue de Bala et la guitare d’Olivier venir nous caresser les esgourdes. La batterie de Bob et la basse de Sébastien apportent au tout un Groove redoutable. La grande Etta James est maintenant à l’honneur avec le très Gospel « Something’s Got A Hold On Me » qui pousse quelques intrépides à se risquer à quelques pas de danse dans les travées de la salle. Idem pour « Won’t Be Long » du répertoire d’Aretha Franklin qui part sur les chapeaux de roue pour une prestation haute en couleur. Première nouveauté du Set, « Ain’t Got Nothing », s’annonce comme un futur favori du répertoire du combo et tout le public s’accorde à dire qu’il faut impérativement le sortir en Single.

Pour finir ce premier Set, Jérôme Ferrié, le frère d’Olivier et 3ème membre fondateur d’E&TS viendra emprunter la basse de Sébastien pour un « Young Man » bien Bluesy et totalement jouissif.
Après une courte pause, les Parisiens reviennent sur une intro Funky avant un « Good Morning » qui rappelle les grandes heures de la Soul des 70’s. On reste dans cette ambiance avec « Let Me Be The Only One », « You Better Stop » et « My Goddess Got Shapes » tous issus de l’album de 2022. Moment plus intime avec la reprise de Leon Bridges « River » qui permet à Yulia de montrer toute l’étendue de ses talents vocaux. Le groupe nous offre ensuite 2 nouveaux titres à paraître, « Give Me One Kiss » et « The Hive » qui passent très bien l’épreuve de la scène. Retour au Blues avec « The Cell », petit bijou tout en finesse et dont le riff vous rentre dans la tête pour ne plus en sortir… Dernière nouveauté de la soirée avec « Storyboard » avant un « Not Allowed To Sing The Blues » au rythme soutenu suivi de « Birthrights » qui sonne très Bonnie Raitt et un ultime « Road To Coal Mine » qui rappelle ces grands guitaristes que sont les King, B.B., Albert ou Freddy. Olivier Raymond en profite d’ailleurs pour extirper de sa guitare des soli ravageurs !
Au final une excellente soirée en compagnie de ce combo qui distille de superbes compos et des reprises triées sur le volet pour le plus grand plaisir d’un public conquis par le charme et la voix de Yulia et par l’écrin musical que ses compagnons de scène lui tissent…