So Floyd @ Paris Le Dôme De Paris, le 12 février 2026.
Par Drummer Boy,
images DR :
Yann Goubert, Fabrice Lobjois & Serge Cerutti



On fait souvent l’éloge des « Tribute Bands » australiens qui ont la réputation d’être les meilleurs au monde. Mais si l’on devait citer une exception, ce serait So Floyd qui nous vient du Sud de La France. Il est sans conteste le meilleur hommage dans le domaine. Nous avons eu la chance d’assister à l’un de ses premiers concerts à la Salle Pleyel en février 2023. Déjà à l’époque, nous étions subjugués par l’aptitude des musiciens à retranscrire les ambiances, les Grooves et la scénographie originels. À cela s’ajoutaient des chorégraphies très soignées et de superbes effets visuels. Trois ans plus tard, le Show est clairement passé au stade supérieur…

Nous n’irons pas par quatre chemins, jamais un « Tribute Band » ne s’était autant appliqué pour restituer les morceaux au plus proche des versions studio. Il y a fort à parier que l’équipe a passé des heures à étudier et arranger le répertoire. De « Sorrow » à « Wish You Were Here » en passant par « The Great Gig In The Sky », « Money », « Run Like Hell » ou « Shine On You Crazy Diamond », on se retrouve immergé dans l’ambiance dès la première note.

Ce concert fut l’occasion de réaliser que les morceaux de Floyd ne sont simples qu’en apparence. À la base, Pink Floyd n’est composé que de quatre musiciens mais ses morceaux nécessitent bien plus de contributeurs. C’est la raison pour laquelle So Floyd présente un effectif conséquent. Nous avons ainsi un guitariste soliste, un guitariste chanteur, un chanteur Lead, trois choristes, un bassiste, un claviériste, un percussionniste, un batteur et un saxophoniste. Le point fort du concert est le Medley de The Wall (et son tubesque « Another Brick In The Wall »), véritable manifeste antifasciste sur fond de chorégraphie martiale, conclu par l’apparition d’une marionnette géante à l’effigie du fameux professeur armé de son marteau. Effet visuel garanti !


On notera également cet écran circulaire géant suspendu au centre de la scène, servant également de rampe d’éclairage, qui contribue grandement à l’impact visuel. Enfin, nous accorderons une mention spéciale au chanteur canadien Gabriel Locane, qui brille par sa voix puissante, expressive et d’une justesse absolue. Quel charisme, mes amis !

Globalement, la Setlist n’est axée que sur les chansons les plus « Mainstream ». Il n’est nul besoin d’être spécialiste pour apprécier So Floyd. Le fan de Rock lambda ne sera donc pas perdu. C’est sur ce point que les fans les plus assidus peuvent être déçus. En effet, les morceaux les plus expérimentaux, ceux qui présentent les métriques les plus complexes, ont été écartés. Pour être plus précis, aucun titre des cinq premiers albums, parus entre 1967 et 1970, n’est joué, le plus ancien étant « One Of These Days » (Meddle, 1971). Vous n’entendrez donc pas « Astronomy Domine », pourtant considéré comme un incontournable.


Mais on ne doit pas pour autant bouder notre plaisir. En effet, tout retour de la légende des 70’s est illusoire. Pink Floyd ne s’est pas produit sur scène depuis 2005 et son Leader David Gilmour a clairement annoncé qu’il ne souhaitait plus continuer l’aventure. Ce vide intersidéral justifie à lui seul la présence et la légitimité de So Floyd. Une nouvelle tournée française démarrera à partir de janvier 2027. Si la troupe passe près de chez vous, n’hésitez pas à faire le déplacement !