
The Aristocrats @ Paris La Cigale, le 1 juin 2026.
Live Report par : Olivier Carle
& images par : Tomi Carle

Après les avoir découverts à l’Alhambra il y a 3 ans, j’avais très envie de revoir les Aristocrats. Ce sera à La Cigale qui affiche complet en ce lundi soir, premier jour de juin. Entre temps le trio a sorti l’album « Duck » qui donne son nom à la tournée et dont il va nous jouer de larges extraits ce soir.

On retrouve le guitariste Guthrie Govan avec son phrasé typiquement British et sa tignasse blanche. Le plus prolixe de la bande est toujours le bassiste américain Bryan Beller. Et puis notre cousin d’outre-Rhin, Marco Minnemann qui va encore nous impressionner notamment avec son solo dantesque !

Mike Dawes, qui devait effectuer la 1ère partie du trio comme la dernière fois à l’Alhambra, ne sera pas là pour des raisons familiales et de ce fait on aura droit à un Set un peu plus long des Aristocrats, près de 2 heures et quart.
Nos 3 lascars montent sur scène à 20h10 et c’est parti pour une bonne dose instrumentale, souvent déjantée mais néanmoins techniquement irréprochable. On attaque avec pas moins de 4 morceaux de « Duck » avec des intitulés improbables comme « Hey, Where’s My Drink Package » ou « Sittin’ With A Duck On A Bay »… Comme toujours les anecdotes racontées par les musiciens sont très appréciées par le public qui comprend visiblement parfaitement l’anglais. Ce sera notamment le cas pour « Spanish Eddie » (2019) qui est également un titre de Laura Branigan (1985) et c’est Guthrie qui nous en racontera la genèse du point de vue de son groupe et de celui de la chanteuse des 80’s, déclenchant l’hilarité générale ! On reste sur le même album « You Know What… ? » pour « The Ballad Of Bonnie And Clyde » et une belle synergie entre les 3 compères. Retour ensuite très apprécié des fans de la première heure à l’album éponyme des débuts avec un « Flatlands » (2011) de toute beauté. Nouvelle intervention de Guthrie pour expliquer « Here Come The Builders » du dernier opus à savoir l’intervention de moult entreprises du bâtiment au moment où il a conçu ce titre, donnant une atmosphère un peu bruitiste et agitée à ce morceau que ne renieraient ni Satriani, ni Vai. On reste sur « Duck » avec le rigolo « This Is Not Scrotum » qui le clôture.

Bryan nous expliquera qu’ils avaient fait appel à une violoniste des Balkans pour agrémenter ce titre et que du fait de son absence sur la tournée c’est Guthrie qui s’y colle avec sa guitare, effet saisissant ! « Get It Like That » des débuts termine le Set de la plus belle des manières. Mais le groupe ne peut pas s’en aller face à la réaction enthousiaste de l’assistance. On aura donc droit au phénoménal « Desert Tornado » du second album « Culture Clash » (2013), histoire de parachever cette performance unique et exceptionnelle qui marque la fin de la tournée européenne des Aristocrats.
Mon second concert du trio a rempli toutes ses promesses et je retournerai volontiers le voir lors de son prochain passage par chez nous…
Merci à Olivier, à Matthieu et à GDP…