
Hydra – Dehydration – Par : Franck Leber
Pride & Joy Music
Note : 5/5
Genre : Melodic Rock
C’est le 3ème album d’Hydra qui voit le jour en ce début d’automne 2026, intitulé Dehydration. Les Suédois ont déjà sorti Point Break en 2022 et Rehydration en 2024, loué par votre serviteur ici. Le Line-Up reste inchangé : Daniel Flores (Find Me, First Signal) est à la batterie et aux claviers, Andi Kravljaca (Kindred North) assure le chant ainsi que les parties de guitare solo et rythmique, Henrik Hedström s’occupe des claviers et des guitares (acoustiques et sons clairs), participe aux parties vocales (chœurs) et Johnny Trobro tient la basse. Considéré comme un groupe de Rock mélodique de haut vol, les Suédois sauront-ils faire frémir encore une fois sur ce nouvel opus ?

Dès l’entame, «This Time» au son chatoyant et aux claviers rutilants, embarque l’auditeur dans une ambiance musical féerique, portée par la voix claire et charmeuse d’Andi Kravljaca, un vrai délice ce titre, de l’AOR classieux et riche. Les influences sont américaines sur ce titre, Toto, Journey voire Foreigner nous enveloppent avec un son moderne et de qualité. Surgit alors le 1er Single de l’album, «Fooled By Love Again», d’un grande expression mélodique, qui éclate par son côté plus Westcoast mais d’une parfaite maturité, avec un sens inné du rythme et une clarté instrumentale particulière. Le rôle des claviers, emmenés par Daniel Florès est prépondérant et d’un ravissement sans précédent, il s’exprime au mieux sur ce Dehydatrion, et la ballade sensuelle «Labyrinth Of Love» qui suit en est le parfait exemple.
C’est encore plus criant sur «Hiding In Plain Sight», au rythme décapant, d’une vivacité extrême, c’est un titre hyper enthousiasmant, de haute tenue, aux frissons mélodiques garantis ! La qualité de composition d’Hydra est vraiment au firmament encore une fois sur ce disque, avec un AOR scintillant, merveilleux, et au micro un chanteur exceptionnel, car Andi Kravljaca fait étalage de ses qualités vocales incontestables sur chaque titre. A cappella justement en intro de «A Million Miles», les émotions vocales qu’il distille font vraiment vibrer et la mélodie emporte tout sur son passage ensuite, un moment essentiel de ce Dehydration, qui fait rêver sans retenue. Les titres sont solides, composés avec classe et à la moitié de l’album, votre serviteur est déjà sous le charme, témoin le merveilleux «Halfway To Nowhere», d’une sensibilité sans égale avec des guitares subtiles, saturées mais d’une grande sentimentalité.
Le niveau mélodique de Dehydation reste élevé, les musiciens se surpassent encore sur le terrible «Bringing On The Thunder», plus percutant et d’une énergie retenue, avec un souffle AOR plus musclé, aux guitares lumineuses, ce qui enrichit l’atmosphère musicale de l’album. Pas une once d’ennui sur cette galette de feu, les claviers hallucinants repartent de plus belle sur «Somebody To Love», soutenus par les sons de guitares distillés de main de maître par Henrik Hedström, qui délivre sur ce disque une magnifique et majestueuse prestation.
Impossible de ne pas succomber au charme délicieux de «Depending On A Miracle», à la batterie ensorceleuse, qui rythme impeccablement les claviers suaves, pour une mélopée fantastique, un titre énorme, mais ces Suédois ont l’art et la manière de nous faire chavirer une fois de plus. «Don’t Tell Me It’s Too Late» calme le jeu et est orienté Westcoast, plus léger et plus conventionnel, mais ce titre est accrocheur tout de même. Le dernier titre «The Winner» le plus court du disque, n’apportera rien de plus, mais reste dans le même esprit mélodique, clair, précis et envoûtant, avec des qualités instrumentales incontestables.
Avec un tel panel de compositions irradiantes, délicieuses et empreintes d’un AOR plus que flamboyant, les Suédois d’Hydra ont mis dans le mille et leurs capacités d’écriture, d’interprétation et instrumentales éclairent vraiment la scène mélodique actuelle avec ce fabuleux Dehydration, d’une classe incomparable. Une pure merveille !!!
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