
Kaasin – The Underworld – Par : Franck Leber
Pride & Joy Music
Note : 4/5
Genre : Classic Hard Rock
C’est le 2ème album des Norvégiens de Kaasin qui voit le jour en ce printemps 2026. Il s’intitule The Underworld et succède à Fired Up sorti en 2021. Fondé en 2020 par le guitariste Jo Henning Kaasin, ancien membre de Come Taste The Band, le groupe a collaboré avec des artistes tels que Glenn Hughes (Deep Purple) et Joe Lynn Turner (Rainbow). Avec le bassiste Ståle Kaasin (Humbucker, 2020Vision), l’ambition du groupe est claire : créer un Hard Rock contemporain, à l’esprit classique certes mais avec une forte identité.
Le Line-Up est constitué du vocaliste Jan Thore Grefstad (Saint Deamon, TNT), dont la voix puissante et expressive est rapidement devenue un élément déterminant du son de Kaasin, du batteur Per-Morten Bergseth (Jorn, Wig Wam, Course Of Fate, Holter) qui a rejoint le groupe en 2021, suivi par le claviériste Erling Henanger (Magic Pie, Holter) en 2022. Fired Up a reçu d’excellentes critiques et a été élu album de l’année 2021 par les lecteurs du principal magazine Rock norvégien Rockman.

Ce nouvel album The Underworld marque un nouveau chapitre pour le groupe, avec un son plus sombre et plus atmosphérique, mais c’est bien du Hard Rock classique avec de belles mélodies et un incontestable savoir-faire musical. C’est donc 9 titres que nous propose Kaasin sur cette nouvelle galette avec une entame rythmée, idéale, aux guitares lancinantes et expressives, «The Real World», la voix de Jan Thore Grefstad, aiguë et efficace, ravit par sa justesse et sa clarté. C’est déjà un moment phare de cette galette par son ampleur mélodique et sa débauche de guitares. Après cette mise en bouche tonitruante, «Two Hearts» révèle une facette plus classique, moins surprenante au final mais d’une grande qualité et très 70’s par ses claviers. Dans le même ordre d’idées, c’est «We Speed At Night», aux relents évidents de Deep Purple et donc d’un classicisme exacerbé, qui nous fait revenir dans le passé du Hard Rock.
L’intro Cool aux claviers sur «Iron Horse», suivi d’une douce mélopée, poursuit le chemin tracé par les 2 titres précédents, où la voix doucereuse puis agressive de Jan Thore Grefstad porte littéralement ce titre et les guitares ajoutent même des aspects progressifs, propres aux 70’s. C’est bien un retour aux sources que nous propose Kaasin avec ce disque car «Invisible» a la même structure mélodique, un poil surannée mais délicieuse et enjouée, avec des claviers profonds très typiques et des guitares subtiles, la basse remarquable de Ståle Kaasin jouant ici un grand rôle. Plus rythmé, plus Rock déboule alors «Over The Mountain», l’ambiance reste identique, du vrai Hard Rock des 70’s, ce qui fait rajeunir votre serviteur.
«Arabian Night» porte bien son nom, c’est une composition à la Led Zeppelin, aux sonorités orientales mais forte et entraînante. Kaasin passe alors la surmultipliée avec une coupure instrumentale plus dense, au son énorme, «The Descent Of Souls» hélas trop courte. Cela annonce en fait le dernier titre du nom de l’album, au rythme plus fou, «The Underworld», riche et à la mélodie entêtante, les guitares et les claviers se déchaînent dans un duel virevoltant, un final de toute beauté, enivrant, racé et exaltant. Il est dommage que ce titre ne dure qu’à peine 4 minutes, il aurait mérité des plus amples développements instrumentaux.
Kaasin fait donc avec ce nouvel album un retour en arrière, certes réussi, mais dans un moule Hard Rock plus que classique, orienté, je le répète, vers les 70’s, d’un excellent niveau mais destiné à des auditeurs branchés sur cette époque. Intéressant, bien interprété, vraiment chatoyant !!!
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